Dégustation de la Grange des pères 2008

Comme vous pouvez le voir dans le design de mon blog, le domaine de la Grange des pères est certainement un des meilleurs vins qu’il m’ait été donné de goûter (le 2007 que j’ai dégusté en 2010). Mais ce n’est qu’un goût personnel bien sûr.

Voici donc ce  noble liquide rouge noir qui s’écoule le long des parois de ma carafe, un liquide provenant de cette magnifique bouteille en millésime 2008. Pour accompagner ce vin j’ai préparé un plat à base de veau et de champignons. Comme le dirait Alain Delon, ce n’est pas la Grange des pères qui accompagne un plat, c’est un plat qui accompagne la Grange des pères !

Laissons la se dégourdir les tanins une bonne heure dans la carafe en attendant le plat.

Ca y est, nous y sommes, les assiettes sont là, en accessoires, l’objet de convoitise est dans le verre. On le fait tourner histoire de se prouver qu’on peut patienter encore un peu et surtout afin de laisser les effluves du vin remonter jusqu’aux narines. On ne pourra jamais disputer à la grange des pères qu’elle a un nez extraordinaire ! Si Mr Vaillé (le producteur) sortait le parfum de la Grange des pères, j’en mettrais ! Ce n’est pas agressif ni alcooleux, on a juste l’impression d’être dans les chais et de sentir directement le vin, qui grandi depuis plusieurs mois, la tête au-dessus du fût.

J’y vais, je laisse couler dans ma bouche et dans ma gorge. Pendant ce temps-là mon épouse me dit : « pour du rouge c’est vrai que c’est bon ». Très bonne analyse chérie 🙂
Je retrouve mon 2007 (il m’en reste en cave) qui m’avait fait tant d’effet. C’est comme une bonne confiture sans sucres ajoutés, c’est gorgé de fruits sans surplus. Le bois est bien là (il est encore jeune) mais il est déjà bien fondu dans la masse. La structure est là, on sent de la matière. Les tanins sont élégants, on ne reste pas la langue collée au palais, ca descend tout seul. Malgré tout l’acidité reste présente ce qui n’est qu’un plus dans le cas présent car ça lui apporte un équilibre.

La fin de bouche reste quant à elle un peu décevante, ça manque de persistance. Ca gâche un petit peu la dégustation, comme lors d’un repas on se souvient souvent du dessert. Ici le dessert s’évapore rapidement. Il ne reste rien de désagréable au contraire mais rien d’exceptionel non plus.

Encore une fois, ceci est ma perception, je le rappelle je ne suis ni sommelier ni oenologue, juste une personne qui aime boire du bon vin.

Vivement le 2009 … j’en ai 4 dans ma cave … hé hé hé hé

 

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