Domaine Gayda, des bons vins mais pas que …

Balade dans les vignes

A l’occasion d’un petit voyage de presse j’ai pu m’évader le temps d’une journée du côté de Carcassonne et de ses environs. Le but fut d’aller découvrir quelques producteurs de vins qui doivent d’ailleurs s’activer en ce moment pour nous préparer un beau millésime 2018. Avec les péripéties humides du printemps ça n’a pas été évident de protéger la vigne des maladies comme le mildiou qui a fait des ravages cette année. Malgré tout, les différents “experts” que j’ai pu rencontrer nous promettent une année fantastique.

Bref, je m’éloigne du sujet de cet article, à savoir le Domaine Gayda dont la réputation est excellente, je ne pouvais que me réjouir d’aller à la rencontre de quelques uns de leurs vins.

Un lieu propice

C’est à Brugairolles, à 30 minutes de Carcassonne que le rendez vous est fixé, il est presque midi, on y va aussi pour déjeuner. L’arrivée sur place est majestueuse, un grand portail laisse la place à une superbe allée bordée de vignes au bout de laquelle on peut apercevoir le domaine. C’est plutôt très classe, le vert des feuilles de ce mois de juin tranche parfaitement avec le ciel bleu émeraude du ciel.
Je ne m’arrête pas dans la bâtisse principale qui héberge le caveau et le restaurant et je me dirige plutôt vers une annexe non moins majestueuse qui est situé en plein cœur des vignes. Il s’agit en fait de la Résidence de Gayda qui est composé de 4 maisons d’exception qu’il est possible de louer. C’est un lieu propice à la détente, si j’avais pris mon maillot je me serais bien laisser fondre dans l’eau turquoise de la piscine.

Une histoire, une passion

C’est ici que je rencontre les personnages principaux de cette histoire. Tout d’abord, Tim Ford le propriétaire, un anglais à l’accent so british qui a su aller au bout de sa passion, le vin. Ensuite, le wine maker, Vincent Chansault, qui a participé à la création du domaine dans les années 2000 et qui continue à lui donner ses lettres de noblesse. Enfin, madame Ford de prénom Barbara, française d’origine, elle a su faire découvrir à Tim les beautés des vignobles du sud de la France. D’autres personnages que je n’ai pas rencontrés ont participé à rendre possible cette aventure, surtout du point de vu financier.

A table avec Barbara

Le restaurant étant fermé ce jour là, c’est ni plus ni moins que Barbara qui s’est chargé du déjeuner. J’ai adoré ce qu’elle nous a préparé, il faisait une chaleur assommante, ses recettes simples et fraîches étaient appropriées. En entrée sa salade de pastèque, feta et menthe fut un assemblage de saveurs qui est tombé juste. L’assiette complète composée de fines tranches de porc, de salade croquante, d’un chutney et de pomme de terre m’a rassasié de gourmandise. Enfin, les abricots grillés à la salamandre accompagnés d’une touche de crème fraîche ont répandu une bonne dose de bonheur sur mes papilles.

Pour accompagner ce repas on a pu découvrir un rosé et 4 blancs

Le rosé, la cuvée La Minuette sur un millésime 2017 est à dominance de Mourvèdre. De couleur pâle il propose une belle structure en bouche, tout en rondeur il est même assez vineux voire tannique.
Avec l’entrée, on a démarré par la cuvée Viognier, du nom de son cépage, sur un millésime 2016. Il est bien mûr sur une aromatique de fruits du verger qu’on vient de cueillir sur l’arbre. Il n’en reste pas moins rafraîchissant au travers d’une légère chlorophylle en fin de bouche.
Avec le plat, c’est la cuvée En Passant 2017 qui prend le relais, il est élaboré avec du Macabeu à 80% et du Muscat. On a l’expression du muscat qui est rafraîchie par le Macabeu, il y a un léger élevage en fût qui lui apporte une maturité fort agréable.
La suite se passe avec un flacon de Figure Libre Freestyle 2016, un blanc qui est un assemblage complexe de plusieurs cépages : Grenache Blanc, Grenache Gris, Macabeu, Marsanne et Roussanne. Il a une grande amplitude en bouche, il est gras et beurré ce qui lui confère une capacité à s’accorder parfaitement sur des plats gastronomiques.
On termine l’abricot avec la cuvée Sélection blanc 2016, un parcellaire de vieilles vignes de Grenache Gris. Il est exubérant avec des notes pétrolées que j’ai adoré. Ce vin est tout simplement énorme, c’est ce que j’ai noté sur mon petit carnet.

Visite du restaurant

Le repas et la dégustation étant terminés, on a pu retourner au caveau pour admirer les différents flacons, il parait qu’il faut absolument goûter Le Chemin De Moscou, un vin rouge emblématique du domaine. Accolé au caveau il y a le restaurant. Après plusieurs années en autonome, le choix s’est porté aujourd’hui dans une association avec Bourdasso. Pour les gens de la région, ce nom n’est pas inconnu, il est même très connu puisque c’est un restaurant italien haut de gamme situé à Pradelles-en-Val, également dans l’Aude. Depuis quelques mois ils ont repris les cuisines du restaurant de Gayda. Ils proposent une carte italienne qui donne envie d’aller s’asseoir à table, que dirais tu d’un “Ravioli ripieni di ricotta lime con ragu di pesce spade e timo” ?

La gamme

J’ai pu apprécier ces 5 flacons totalement différents mais la gamme du domaine Gayda est large avec plusieurs rouges qu’il me parait indispensable de goûter. Je ne regrette qu’une chose de cette balade découverte, c’est de ne pas avoir acheté quelques spécimens afin de pouvoir m’en délecter à la maison. Tant pis, j’ai vu qu’on peut s’en procurer assez facilement à Montpellier ou sur internet. Côté tarif, démarre autour des 7€ (la gamme Cépage) et on monte jusqu’à 50€ pour la cuvée haut de gamme Villa Mon Rêve. Il y en a donc pour tous les goûts et pour tous les budgets.

Connaissais tu le domaine Gayda ?

En savoir plus :

http://www.gaydavineyards.com/

http://www.maisongayda.com/fr/

Toutes les photos :

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