Un bon vin ça ne fait pas tout

Acquérir une très bonne bouteille de vin n’est que la première étape d’une dégustation réussie et d’un plaisir assuré. Ce premier pas, indispensable, n’est pas suffisant, la suite de l’histoire peut s’avérer décevante si on s’imagine qu’il suffit de l’ouvrir, de la servir et de la boire. Pour illustrer mon propos, imaginons-nous avec cette belle bouteille entre nos mains. Je vais modestement vous partager mon expérience sur mes pratiques de dégustation.

L’Apogée

Avant d’ouvrir une bouteille, il faut en connaitre un minimum sur ce qu’elle contient, l’appellation, le terroir, les cépages, l’année de la récolte (le millésime). Si tu ne sais pas, internet est ton ami. L’idée est de ne pas ouvrir un flacon si ce n’est pas le bon moment, ouvrir un très beau vin trop tôt peut provoquer beaucoup de déception. De la même manière, conserver un vin qui n’est pas prévu pour, peut s’avérer inutile avec un résultat catastrophique garanti.
Cette prise de renseignement te conduira à déguster le vin à son apogée, c’est à dire la période idéale pour sa consommation, celle où il va exprimer tout son potentiel.
Pour un même domaine, chaque millésime, chaque couleur, chaque cuvée pourra avoir une période d’Apogée différente. A noter que les vins rosés sont souvent à boire, sauf quelques exceptions, dans l’année suivante sa récolte.

La conservation / le vieillissement

Au regard de l’apogée d’un vin, tu l’as compris, dans certains cas il va devoir s’avérer nécessaire de pouvoir conserver un vin pour l’amener à sa période optimale de consommation, elle lui faisant opérer les transformations nécessaire pour qu’il soit parfait, on appelle ça le vieillissement. Ce processus s’applique sur des vins de garde, ceux qui vont pouvoir se déguster 10, 15 ou 20 ans après la récolte. L’idéal pour effectuer ce travail de patience est de disposer d’une cave sous sa maison dans laquelle la température sera au maximum constante au fil des saisons, les écarts trop importants sont l’ennemie de vos chères bouteilles. Il faut également un lieu où l’air n’est pas trop sec, les bouchons en deviendraient trop perméables, l’humidité excessive n’est pas non plus ton amie. C’est compliqué hein. Le plus simple consiste bien souvent à acquérir une cave de vieillissement, je te conseille de prendre du grand volume, ça se rempli très vite !

Il ne faut pas confondre avec la conservation qui consiste à garder le vin dans son état actuel sans en modifier ses caractéristiques. Cette technique se pratique sur les vins qui ont atteint leur apogée, le contenu de la bouteille est parfait, il n’est pas nécessaire de lui apporter une quelconque modification. Pour cela, le frigo rempli très bien ce rôle, sa température basse va figer votre vin, je ne le conseille pas pour vos rouges car ça va demander ensuite de devoir faire redescendre votre bouteille à la bonne température, et surtout, ça va vous prendre beaucoup de place et d’énergie électrique pour rien. Une cave de conservation est parfaitement adaptée à cette opération. Vos cartons dans un lieu sombre pendant une durée maximale de 6 mois, ça ira très bien aussi.

La température

De la même manière que pour la date optimale d’ouverture, chaque vin va devoir se consommer à la bonne température. Un vin rosé se consommera souvent assez frais, autour des 9 – 10 degrés. Un vin blanc sec, devra être analysé un peu plus en détail (Google est ton ami), généralement il sera bu à une température assez proche du rosé, légèrement supérieure, 11 – 12 degrés. Pour maintenir une température fraîche à ces vins, l’utilisation d’un seau à glace ou d’un outil équivalent, type ice bag est vivement conseillé, surtout en période estivale où le liquide va se réchauffer très vite. Certains rouges d’été légers et fruités sont également à consommer sur la fraîcheur, autour de 12 degrés.
Ces vins, s’ils sont bus trop chauds, vont restituer trop d’arômes et vont perdre leur minéralité, leur fraîcheur et les notes subtiles qu’ils doivent dégager à leur bonne température.

Pour la majorité des rouges il va falloir une température de consommation plus haute, autour des 16 – 18 degrés. Ces rouges ont besoin de ces degrés supplémentaires pour exploser au nez et en bouche et restituer ainsi toutes ses caractéristiques.

Pour t’aider, il existe des accessoires qui se posent sur la bouteille et qui vont t’en indiquer sa température.

L’aération / décantation

J’ai noté les 2 termes dans un même chapitre mais il ne faut pas confondre les deux. L’aération s’utilise plutôt sur des vins jeunes qui vont avoir besoin de cette technique pour aider le liquide à exprimer tout son potentiel. Le fait d’intégrer massivement de l’air dans le vin va séparer certaines molécules et en assembler d’autres de manière instantanée.
Pour cette opération, l’idéal est d’utiliser une carafe avec un système spécial qui va aider le vin à prendre un maximum d’oxygène lorsque tu le verseras dedans. Sans ce système il est aussi possible de fermer la carafe avec la paume de sa main et de le secouer fortement.
Il existe aussi maintenant plusieurs autres systèmes qui vont effectuer ce travail d’oxygénation, il y en a qui s’utilisent directement sur le verre depuis la bouteille, ça fonctionne très bien.
Plusieurs autres techniques peuvent être pratiquées, comme ouvrir sa bouteille à l’avance (une à deux heures), ou carafer son vin et le remettre dans la bouteille d’origine. Il est également possible d’aérer une bouteille à l’épaule, pour cela, il faut la déboucher, en servir un verre et la laisser s’aérer ainsi, le processus sera plus rapide qu’un simple débouchage.

L’opération de décantation se pratique plutôt sur des vins plus âgés, l’idée ici n’est pas d’apporter de l’oxygène au liquide, il faudra donc le verser dans la carafe très doucement sans utiliser le système d’aération. L’objectif est de séparer la partie noble de la bouteille, celle qu’on va boire, du reste, les déchets, les dépôts qui se sont constitués lors des longues années de vieillissement qui ont pu s’écouler. Il faut donc verser doucement et utiliser une lumière douce, la bougie est historiquement adaptée, afin de pouvoir voir les particules indésirables arriver au niveau du goulot de la carafe, il faut alors stopper et se résoudre à ne pas consommer le fond de la bouteille. Snif.

Le verre

On se rapproche du Graal ! La dégustation ! Attention de ne pas se précipiter, ça peut s’avérer catastrophique, je déconseille ainsi l’utilisation du verre à moutarde, du verre en plastique et du goulot direct. Mais ce n’est pas tout, un verre à vin n’est pas suffisant. Par exemple, quel que soit le vin à boire, je déteste ces petits verres à ballon ou tous les verres incassables très épais. J’aime que le verre soit fin, que je puisse le faire tinter avec un son cristallin au creux de mon oreille.

Ensuite, chaque vin doit avoir son verre adapté, par exemple on parle de flûte pour le champagne, même si moi je préfère le consommer dans des verres à vin blanc. Selon son type de vin, on aura une contenance plus ou moins importante, ainsi, les verres à vin rouge ont souvent un volume supérieur car on l’utilise pour faire tourner le liquide à l’intérieur, c’est aussi une méthode pour l’oxygéner. Pour les rosés bien frais, on peut utiliser des verres très grands, très évasés, le fameux rosé piscine. Pour les blancs, des verres plus droits sont plus adaptés, le haut du verre possède un diamètre légèrement inférieur à la base, ils doivent pouvoir exprimer leur nez souvent léger. Pour les rouges en revanche, le verre est plus rond dans la partie basse et se referme sur la partie haute sur un diamètre largement inférieur, ça lui permet de s’exprimer tout en conservant ses arômes pour la dégustation.

Il y a de nombreuses marques de verres, pour ma part, grâce à Vessiere Cristaux j’ai pu tester le best, à savoir des Spiegelau. La qualité du verre en cristal est parfaite, sans défaut, il est fin comme je l’aime. J’ai pu m’amuser à goûter un même vin rouge à l’aide de deux verres différents, un verre « basique » et le verre « rouge » Spiegelau, j’ai pu constater que le plaisir était décuplé dans les Spiegelau, le liquide prend plus d’ampleur, il roule le long des parois et s’aère parfaitement, le nez est plus expressif, en bouche il s’écoule en épousant les contours des lèvres grâce à la finesse de son verre. J’adore. Je ne peux que te conseiller d’aller jeter un œil à cette boutique en ligne, les produits sont d’exception, les prix sont compétitifs et la livraison est rapide, sans problème, l’emballage est fait avec sérieux, aucune chance que le précieux cristal ne se casse.

Et maintenant

Il n’y a plus qu’à s’essayer à vos propres exercices de dégustation, à différentes températures, de différents millésimes, en utilisant des systèmes d’aération ou de décantation et surtout dans de multiples verres aux formes différentes. C’est très amusant de s’exercer à ça, entre ami, à l’aveugle par exemple. Bon, après, pas de miracle, tu pourras faire ce que tu voudras, une piquette ne se transformera pas en grand cru.

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